17.07.2006

La vie reprend ses droits

 

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Un mois de compétition, de hurlements, de bousculades à la terrasse des cafés. Un mois de coups de pied, de courses effrénées vers le but adverse.

 

Et la, ça y est, enfin, le monde peut retourner à ses petites occupations, Israël peut attaquer le Liban, Sarkozy peut sortir son livre, "témoignage", futur best-seller sous les parasols ?

Après avoir occulté pendant un moment tout ce que la planète connaît de problèmes il est grand temps de retrouver un oeil critique et de s'attacher à des causes bien plus importantes qu'un coup de tête du héros national. Comme la Coupe du monde se blog va prendre fin, alors merci à tous pour vos commentaires, un nouveau blog verra peut-être le jour. Pour le moment, passez de bonnes vacances pour ceux qui ont cette chance, pour les autres, bon courage.

13.07.2006

D'un Z qui veut dire ...

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15 minutes après la finale le sort en est déjà jetté, des dizaines de sites commencent à fleurir avec des animations flash, des vidéos, des photos du fameux coup de boule de Zidane, l'un des plus beaux de sa carrière. Hier soir l'homme s'est expliqué, le joueur, lui, a définitivement raccroché ses crampons sur une légère fausse note.

Mais Zidane et les Français c'est une histoire d'amour, et la sensibilité de ce dernier l'affaire de tous. Selon un sondage de l'institut CSA, 61% de nos concitoyens lui pardonnent son geste, mais surtout 52% le comprennent. Il y a un peu de Zizou en chacun de nous.

11.07.2006

La photo du jour : La fête à l'italienne

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Les Italiens ont bruyamment fêté la victoire de leur équipe. Profitez-en messieurs, la troisième division vous attends désormais ...

10.07.2006

On est pas passé loin

                                                 

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Les yeux rougis par la défaite, reflet de la triste fin de parcours de l'équipe tricolore.

Le match commence pourtant bien, une infiltration de Florent Malouda, une faute italienne et Zidane ouvre la marque avec l'aide de la barre sur pénalty. La rencontre s'emballe et l'égalisation italienne laisse craindre le pire. Au contraire. Les Français vont de l'avant, occupent le camp adverse, multiplient les offensives. Mais Buffon est là. Le dernier rempart des bleus azurs veille au grain.

Puis c'est le claquage de Patrick Vieira, un des maîtres à jouer du clan français qui quitte le terrain, le visage fermé, et l'esprit embrumé, empli de tristesse et de colère de vivre ses derniers instants internationaux sur le banc. Les Français repartent de plus belle. Le siège des cages de Buffon ne s'avére malheuresement pas payant durant le temps réglementaire. Les prolongations doivent donc, on l'espére, départager les deux équipes. Sans succès. Le seul fait marquant de ces prolongations est le coup de boule de Zidane. Coup de tension, coup de trop, et le voilà, lui, héros d'une nation, pendant le dernier match de sa carrière, obligé de rendre son brassard de capitaine, et prié d'aller assister à la fin de la rencontre dans les vestiaires. Le résultat, on le connaît tous, le tir de Trezeguet heurte la barre, ça en est fini.

Il serait bien facile et bien mal à propos de remettre en question la défaite de l'équipe de France en raison de l'absence de son héros durant l'effroyable épreuve des tirs aux buts. Mais il est un fait qui se doit d'être retenu, malgré tous ses détracteurs, malgré toutes les critiques, l'équipe de France a su élever son jeu pour n'avoir rien à envier à ses voisines européennes. Alors même si il n'y a que la victoire qui est belle, et même si dans le cas présent la défaite est des plus amères, l'équipée des bleus a eu le mérite de tenir en haleine tout un pays.

Voyez, je commence même à faire du sentimentalisme.

F.S. 

Les photos du jour : Le goût amer de la défaite

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Parcours croisé de deux des plus grands défenseurs que la planète foot ait connu. Franz Beckenbauer tente de réconforter en vain un Liliam Thuram dont la performance devra demeurer dans les mémoires, tant par la classe et l'abnégation du joueur que par son envie de victoire.
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La joie italienne contraste avec la détresse tricolore.
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Raymond Domenech, le sélectionneur tricolore reste seul sur le terrain après la rencontre.

07.07.2006

La chope est pleine

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Mercredi soir : Portugal-France, j’ai décidé de me joindre à un petit groupe de supporters afin de suivre le match en leur compagnie dans un bar de l’écusson : Gérard, pompier de Paris et ses 4 acolytes étudiants. L’écran géant, mobilisait tous les regards et me laissait le loisir d’observer mes congénères, qui, dans une tension des plus palpables, s’embrasaient avec fougue à chaque fois qu’un Français avançait balle au pied. Je vous fait grâce du but de Zidane, des moments d’extrême tension qui précédèrent le coup de sifflet final pour en venir à l’après rencontre.

Entonnant une virevoltante Marseillaise, suivie des classiques « on est en finale ! », « qui ne saute pas n’est pas français », le public commençait à s’échauffer avec un engouement pour la bière rarement constaté jusqu’alors. Et c’est à ce moment crucial que Gérard commença sa démonstration. Après avoir commandé 2 « mètre » de bière ( à peu près 6 litres ), nos amis commencèrent à s’en donner à cœur joie. Gérard englouti à lui seul un mètre « cul sec » avant de se mettre à hurler son prénom avec un accent des plus rauques. Ces camarades prirent vite le pli et à chaque fois que l’un d’entre eux criait son prénom, celui-ci répondait en hurlant « meeeeeeeeerrrrrrdeeee ». Il n’en fallait pas plus pour que la moitié de la pièce suive le mouvement.

Assourdi par le brouhaha je décidais d’aller voir ailleurs si j’y étais, et plus précisément dans une des charmantes petites rues du vieux Montpellier, où, par malheur, les véhicules de tout poil ont le droit de circuler. Accoudé à une barrière et dominant de quelques décimètres la route, j’observais le défilé de voitures avec force drapeaux et autres hurluberlus assis sur les portières ou le toit, hurlant, souriant, pleurant. Le balais incessant commençait déjà à me fatiguer quand une 205 dans un état apocalyptique déboula à toute berzingue dans notre direction. Crissements de pneus, insultes, le conducteur fonçait délibérément sur tout ce qui se trouvait sur son chemin. Pour parfaire la chose, cet aimable automobiliste nous gratifia même de plusieurs passages, emplissant l’air d’une odeur de pneu brûlé.

A mon grand mécontentement, et pour la première fois depuis longtemps, j’en vint même à me plaindre de l’absence de forces de l’ordre, bien trop occupées elles-même, soit à festoyer gaiement, soit pour les plus malchanceux à réguler la circulation aux abords du boulevard du Jeu de Paume, et ce, dans le chaos le plus complet. Gérard, quant à lui, déambulait, l’air un brin hagard, invitant les jeunes filles croisant son chemin à des jeux poliçons. Je le quittais peu après avec le doux souvenir de ses hurlements dans mon oreille droite et le sentiment que les bons habitants de notre brave patrie ont un besoin plus qu’impérieux d’éliminer, et ce de quelque manière que ce soit, les souvenirs des mois passés. A ceci près que bon nombre d’entre eux mériteraient auparavant un mémorable coup de pied au c.. .

F.S.